Des principes directeurs

La science, rien que la science

En matière de climat, les débats sont passionnés. Ils sont souvent basés sur le fait que les actions concrètes et à la hauteur des enjeux sont présentées comme relevant d’une idéologie.

Par cet appel, nous demandons avant toute chose la réalisation d’un diagnostic indépendant et public portant sur l’ensemble des compétences relevant de la métropole du Grand Nancy. Il visera à établir deux scénarios : le premier étant la déclinaison concrète en terme de mesures à déployer, secteur par secteur pour atteindre 65% de baisse des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 par rapport aux niveaux de 1990. Le deuxième se basera lui sur les mesures qui permettraient d’atteindre 55% de réduction d’ici 2030.

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démocratie

Démocratie et transparence

Notre démocratie est une démocratie dite représentative. Cela ne veut pas dire qu’une fois élus les candidats sont légitimes pour prendre les décisions de manière unilatérale.

Nous demandons que soit mis en place une réelle co-construction des politiques publiques. Cela veut dire qu’elle doit intégrer l’ensemble des parties prenantes (citoyen.ne.s, associations, acteurs économiques, partenaires sociaux…) à la décision et ne pas se contenter de simples consultations, comme on le voit trop souvent.

Pour rappel, l’article 7 de la charte de l’environnement qui est adossée à la constitution le dit clairement : « Toute personne a le droit, dans les conditions et les limites définies par la loi, d’accéder aux informations relatives à l’environnement détenues par les autorités publiques et de participer à l’élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l’environnement. »

Des outils d'aide à la prise de décision

Toutes les décisions devront être prise au regard d’un diagnostic indépendant évaluant la compatibilité de chaque décision avec les scénarios 65% et 55%. Cela concernera l’ensemble des projets, appels d’offres, budgets… en posant des lignes directrices claires et incontestables.

C’est bien en dépassionnant le débat et en le sortant des plans politique et idéologique que les décideuses et les décideurs disposeront de véritables outils d’aide à la prise de décision.

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Cohérence des politiques publiques

Cohérence des politiques publiques

En tant que représentantes du peuple, les collectivités ont un devoir d’exemplarité. Cela signifie qu’elles doivent placer l’intérêt général, en particulier celui d’assurer un avenir pour toutes et tous au-dessus tout le reste. Cela place le climat comme un cadre dans lequel doivent se prendre l’ensemble des décisions.

La cohérence des politiques apparaît comme un enjeu fondamental dès lors que l’on réalise que les décisions de politiques sectorielles ont souvent des effets qui s’étendent au-delà des seuls secteurs qu’elles entendent viser. Elles sont, par ailleurs, le plus souvent dynamiques avec des conséquences qui s’étalent dans le temps. Aussi, il apparaît essentiel pour les décideurs de reconnaître que les politiques conçues pour résoudre un problème identifié ont forcément des répercussions ailleurs et sont susceptibles d’affecter d’autres enjeux.

Justice sociale

Les plus riches sont aussi les plus gros émetteurs de gaz à effet de serre, mais ils ne paieront pas les conséquences du réchauffement climatique au même prix que les plus vulnérables. Face à ces inégalités, les défenseurs d’une justice climatique mettent en avant les liens indissociables entre la protection de la planète et la justice sociale.

Cette question est donc centrale dans l’évaluation des impacts que peuvent avoir les mesures prises en terme de lutte contre le dérèglement climatique. Elles doivent systématiquement être évaluées dans leurs impacts sociaux et des mesures de protection de toutes et tous doivent être engagées sans condition.
Justice sociale

Questions frÉquentes

que vous pourriez vous poser

Cela correspond à la fourchette définie par la science, c’est à dire la nécessité de contenir le réchauffement climatique à 1.5°C et obligatoirement en dessous de 2°C. Mais ces objectifs sont définis à l’échelle mondiale et les accords internationaux ont acté un principe de « responsabilité commune mais différenciée ». C’est à dire que les pays du Nord à qui incombe la responsabilité du dérèglement climatique doivent faire beaucoup plus d’efforts que les pays du sud pour enrayer ce réchauffement global. Donc si on appliquait strictement ce principe, ce serait bien plus de 65% de réduction qu’il faudrait atteindre d’ici 2030.

Les mécanismes de compensation ne servent qu’à une chose, se dispenser de mettre en place des mesures concrètes pour effectivement réduire ses émissions. Par exemple, spéculer sur le fait qu’on va empêcher des émissions en mettant en conservation des espaces naturels ou encore en plantant des arbres est en une hérésie.

Pour en savoir plus…